mardi, mai 02, 2006
dimanche, avril 30, 2006
mercredi, avril 26, 2006
Principe d’Asphodèle 02
j’étais, ma douce tout content de t’écrire ce poème
j’allai à la gare avec un sac plein de livres
j’attendais que le train arrive
j’ai eu une vision qui me fit reprendre de suite :
moi qui d’une voix dont j’ai peu l’usage récitais
l’effet d’une prairie
la joie de m’y trouver
le
son même comme fleurje continuai le poème dans le train
puis je pris le métro
et quand j’allai sortir dans la rue
l’absence de poids me fera penser au sac
peiné comme un chiot
quel oubli pour ta couronne ma jolie
tout d’un coup songer à tout ça que la vie
de ces tristesses qui font miel
voilà une manière de s’y prendre !
le cri qui ne vint pas
me laissait un goût acidulé
un peu comme quand tu croques dans una granada
traînée amère et terreuse
un fruit autre que peint
ces livres que je devais rendre à la Bibliothèque de la Ville
ont muaient en partie arrachée
partie de moi arrachée
et ça parce que j’écrivais à ma douce
car tu m’aimes, n’est-ce pas ?
je pensais à ce que tu m’avais une fois écris
tu disais avoir peur du temps
et c’était un aveux de constellation
me demanderai comment j’allais faire rentrer ça dans le poème
comment traduirai se que j’ai ressenti
ton choix de plutôt tomber malade qu’amoureuse
je n’étais plus dans le train
et trop léger pour le poids
avec toi, j’étais, ma douce
lisière d’un excès parce que la forme n’est pas dans la chose
l’amour touche au trait et au nombre
et s’en exclu
tout comme ta chevelure
pour un pan de vie nue
l’entame est eterna
je me souviens maintenant
qu’à Royan nous avons baiser sur le lit de la Maison de repos
opus 135 deuxième mouvement
tu devais prendre un tas de petit cachet
nous allâmes nous promener dans le parc et me montrai l’écurie
je me logeai dans le centre ville
il y avait un pont
le ruisseau longeais les maisons
nous avons baiser comme deux tourtereaux
ce n’est pas la même chose que la lumière sorte ou ne sorte pas
ce n’est pas la même chose que j’eusse aperçu ce reflet près de l’eau ou pas
mousse adossée au mur qui alla comme un îlot à mes pensées
intimité confiée depuis ton chevet
tableau que j’ai pu voir se former
parent d’autres tableaux peints à l’Estaque
Braque et Cézanne
ce n’est la même chose que tu m’es ouvert la porte ainsi vêtue de soie ce jour-là ou pas
ni que j’eus eu cette vision de moi récitant
ou pas
la différence est un bleu logé à l’intervalle
ce que nous avons aimé se complète maintenant
mais nous ne savons ce que nous avons aimé
sauf l’occasion qui nous rendis nu pour un autre
chacun a sa part
insue
pas un qui soit le bon
je ne sais pas si nu l’un pour l’autre
j’ai choisis de t’aimer
voilà tout
et non qu’il me vienne du temps
je t’aimais avant-avant
le reste fut à jamais
un plus sans plus
(Aller à Principe d'Asphodèle 03)
mardi, avril 25, 2006
Principe d’Asphodèle 01

Cada silencio debe tener su flor
je crois qu’aujourd’hui il me faudra beaucoup plus des lignes
errer plus qu’hier
pour esquisser…
la pluie peut s‘abattre comme maintenant
dispenser une brèche sans produire son
interrompu que je suis par l’éclair
ne restera dans mes oreilles qu’un bourdonnement équestre
pour dire — je me souviens de l’opus 135 de Ludwig
qu’à Royan je t’ai apporté
(tu me hante je dois le dire)
je suis trop seul pour ne pas supposer qu’alors tu m’aimais
de cette manière
seule de toi connue
et comme peut-être il t’arrive aussi d’y songer
(quelle fleur ne fut chandelle pour se dire)
imagine que nous sommes ensemble
j’ai de toi un torse
à cette heure de la sieste
couchée sur le dos
à peine que je voyais ta tête
tout ton buste repu vers la fenêtre
délicieuse amie que tu étais
un tel choc…
tu me hante je dois le dire
tout à l’heure j’ai du acquiescer par le tonnerre
la même chose que nature
sauf que c’était musique…
il me pense à toi comme averse
(je devrai te raconter une histoire)
je ne voudrai pas que tu parte si vite mais
n’est-ce pas déjà entrer en matière que de dire
— tiens-moi compagnie
écoute : il est un homme qui va tous les jours au Musée
et reste pour méditer en marchant quelques heures
il est d’un pas qui parfois fourche
son approche est sincère
va et se penche
regarde vers le haut
il adore le « voir comment »
— la vie offre peu de moments vrais, dira-t-il
il y va tous les jours ou presque
c’est sa promenade à lui
sauf qu’au Musée
les arbres sont qui-ne-sont-pas
comme les fruits dont on dit
malgré le diapré des couleurs
que la nature est morte
(tu ne peux pas y goûter)
ou comme ce lit qu’énervait tant Platon
de ne pas pouvoir y coucher
bref moult aspects déclaré mitoyen du non
(que dirai-tu si je venais à peindre une fleur pour toi ?
n’y aurait-il pas un peu de peau la tienne dont tu disais en être dépourvue ?)
ainsi allait-il méditant là voyant ici
il était à sa coutume
il voulait traquer quelqu’un ce Platon, qu’il disait
il s’en est pris à tous
il voulait son lit, Platon
il voulait ces fruits, Platon
(il ne voulait pas que je te chante ma douce)
à mon avis il était fâché
lui aussi était de tonnerre
(tout comme toi avec tes rages ma jolie)
il était triste depuis la mort de son ami
(mais moi je ne veux pas ta peau ma douce, juste chanter, l’air de ne pas y toucher)
(Lire la suite, Principe d'Asphodèle 02)
lundi, avril 24, 2006
Spectre de Velazquez
"La peinture : livre pour moi - comme tout livre - refermé, dès lors que j'y entre, à l'infini, et voulant l'emporter, y circule sans guide"
André du Bouchet
jeudi, avril 20, 2006
vendredi, avril 14, 2006
La Belle Inconnue 2

HERACLITE:
Qui se cachera du feu qui ne se couche pas ? (Tannery)
Comment pourrait-on se cacher de ce qui ne se couche jamais ? (Burnet, traduit par Reymond)
jeudi, avril 13, 2006
La Belle Inconnue 1
Je lis ceci:
"Héraclite, Georges de La Tour, je vous sais gré d'avoir de longs moments poussé dehors de chaque pli de mon corps singulier ce leurre : la condition humaine incohérente, d'avoir tourné l'anneau dévêtu de la femme d'après le regard du visage de l'homme, d'avoir rendu agile et recevable ma dislocation, d'avoir dépensé vos forces à la couronne de cette conséquence sans mesure de la lumière absolument impérative : l'action contre le réel, par tradition signifiée, simulacre et miniature." R Char
mercredi, avril 12, 2006
Sileno02

Silène
Les Silènes
Fils de Hermès, Les Nymphes et Pan
Ce compagnon des Ménades, qu'il accompagnera durant les Mystères de Dionysos, fils de Pan ou d'Hermès et d'une nymphe, sera souvent représenté sur le dos d'un âne, chauve et bedonnant, avec la queue et les oreilles d'un cheval.
Identifié à un esprit des eaux et possédant le don de prophétie, il enseignera à Dionysos et régnera sur pays mythique de Nysa où le dieu sera élevé par les nymphes. Virgile rapporte que Silène, capturé par deux bergers, leur chantera des récits légendaires. Les nymphes donneront de nombreux fils à Silène qui interviendront dans les pièces satyriques écrites par les tragédiens grecs sous une forme semblable à celle de leur père, sans pour autant bénéficier de la même sagesse. Portés sur l'alcool et obsédés par les nymphes, les Silènes sont plutôt lâches et peu scrupuleux.
Sileno01
lundi, avril 10, 2006
vendredi, avril 07, 2006
Les Hôtesses
Donner séjour : « l’intensité est silencieuse »
Tableau (suite III)

Nourri par celui qui n'est pas du lieu,
Pas après pas, quasi consolé.
Pleine sera la vigne
Où combat ton épaule,
Sauf et même sommeil.
R. Char
mercredi, avril 05, 2006
mardi, avril 04, 2006
lundi, avril 03, 2006
Tableau
mercredi, mars 29, 2006
Kairos

nous gardons le même attribut que les arbres
sauf que la saison peut différer d’un
jour d’un
mois d’une
année
il y a pour nous ce qui peut ne pas
se produire
nous gardons
« il peut neiger en avril »
pour la durée des choses nous ne nommons pas
nous gardons
le mûrier qui enrobait les pierres
(celles de l’enclos qui appartenait à l’oncle)
n’y est plus
parfois je me dis que nous en savons plus qu’il ne
nous est nécessaire pour vivre
et que de toute façon tôt ou tard nous aurions inventé l’oubli pour vivre
pour vivre la saison
et je veux bien que toi, tu puisse dessiner un cercle
c’est en vain que tu trouvera
point par point
deux feuilles identiques
« il peut neiger en avril »
lundi, mars 27, 2006
Celle que j’aime, vie
Du partage formel René Char dira : « c’est alors l’inextinguible réel incréé »celle que j’aime, vie
surabondance
exemple : mon attrait pour cette vue sur la place
(déjà mars j’imagine)
un bleu sur les toits
fronton en pierre
colonnes
un clocher qui donnait les heures
et en bas les gens sur les terrasses comme si
c’était un jour de marché
il était facile de suivre l’ombre bleutée et tout étoffe ou robe sortant à la lumière
la veille
ce sera elle, Alice, en dansant
dansant et nue
que montrera —
elle, Alice, de ses cuisses comme dans la fresque
qu’annoncera
celle que j’aime, vie
vigile haut perchée
laissant filer la voix
comme pendant le repas le silence fut condition d’asphodèle
au matin
à la vue de cette Place je rencontrai la préséance de la veille
sous la forme
du chemin de mon choix :
le dessin, un seul
suffirait pour indiquer où c’était
celle que j’aime, vie
prodigue
non résorbée et
qui montre —
car c’est la vie qui montre
j’avais compris ce que voulait dire respecter la préséance
je n’avais pas à retourner à l’hémicycle
l’amont peuplait la vue
un seul filet
et plusieurs aspects d’un coup offert en essaim
(désormais il ne me resterai qu’à savoir y faire le trait)
— qu’on y eût goûté sécrétions

des année plus tard ce qui vient de la nature ce sera Aude qui me le rappellera en plaçant mon doigt sur ces lèvres
(silence que sont les choses)
je croyais voir un tableau
couleurs diaprée
un brun de Flandres
occasion pour nous « d’intervalle dérobé »
maintenant je ne peux qu’y référer à
celle que j’aime , vie
maintenant
je ne peux agir que comme il m’est arrivé de choisir le dessin
un seul
qu’il suffirait de marquer le contre jour —
et ce « comme » est —
mât avant d’hisser les voiles
tel qu’il m’est adressée l’offrande
une vision qui jointe au trait
dérobait le jour pour l’offrir
de même quand Sandra
« la jeune femme à la lucarne »
fit le tri avec ses mains
lut autant qu’il se pouvait
lut et relut
mais comme sur une gravure on écrit à l’envers
je ne peux qu’y référer
je ne peux y penser
que comme il m’est venu
celle que j’aime, vie
vendredi, mars 24, 2006
La carta del padre

LA SILLA
Caminando un día por el bulevar de San Denis, en un pintoresco mercado de pulgas, encontré una hermosa silla. Yo había buscado por las calles y tiendas de París una silla “para leer”, una silla barata, de plástico u otro material, que fuera cómoda para leer. Y en San Denis estaba esa silla, excesivamente hermosa para mis pretensiones y excesivamente onerosa para mi bolsillo. La miré, la toqué, giré a su alrededor, y hasta hice algunos pasos de baile en su homenaje. Me alejé de ella lentamente, mirándola hasta no verla, como nos despedimos de una persona querida.
Llegando a la putana rue Blondel, le conté a mi hijo que había visto una silla elegante y bella. Lo dije como quien habla de una mujer adornada con esas cualidades, pero sin que ello signifique una intención de conquista o posesión. A mi edad, la mujeres hermosas son para mí algo así como un bello y lejano paisaje, un goce visual y nada más, dicho esto sin nostalgia ni tristeza. Lo mismo sucedía con la silla.
Mi hijo me escuchó, no hizo comentario alguno, y salió a comprar los alimentos para la comida, como todas las mañanas. A su regreso con cierto entusiasmo me dijo: “Ví la silla, realmente bonita”. Y yo me encendí, mi paranoia apareció en todo su esplendor. Y aunque mi hijo es enemigo de recibir regalos, especialmente los regalos “útiles” o “prácticos”, yo me propuse comprar la silla para él, aunque mis bolsillos quedaran a la intemperie.
Después de comer, salimos a la rue Sebastopol con destinos distintos para juntarnos más tarde en el Centro Pompidou. El se fue a atender sus asuntos y yo… a ver la silla que , para mi suerte, no había sido vendida. Después de lograr una rebaja de un tercio de su valor inicial, la silla era mía. La cargué sobre mis escuálidos hombros y caminé con ella por la rue San Denis, cansado pero muy feliz, hasta la rue Blondel. Y ahí, frente a la escala infinita que debía subir con la silla, me acordé de Gargantúa cuando, perseguido por la turba parisina, logra trepar hasta las torres de Notre Dame y desde lo alto mea, si mea, a 263 000 personas “sin contar mujeres y niños” (siquísimo, superlativo de “sic”). Yo con la silla al hombro, y en lenguaje rabelaisiano, subí los 263 pisos y generé 263 litros de sudor, sin contar las axilas y la región de Coquimbo.
Pero había llegado al departamento y solo faltaba descansar, y mejor descanso era, por supuesto, sentarse en la silla. M e senté y mi bendita silla se desplomó, botándome groseramente al suelo. Me levanté, le examiné y descubrí que un soporte metálico, a la altura del asiento, está roto, pareciendo difícil su reparación. Generalmente las sillas fallan por las patas, la mía fallaba por los riñones. Sentí un profundo dolor, me dolió todo el cuerpo y sentado en el piso, dormí un largo rato. Mi esfuerzo económico y físico habían resultado estériles. Mi hijo se quedaba sin regalo o con un regalo lisiado y yo con mi dolor. La silla “para leer” no había sabido cumplir sus servicios y mi luminosa intención se convirtió en un sonoro porrazo.
Cuando a Zorba, el griego, se le derrumbó su laboriosa armazón de madera, al final de su aplaudida historia, en vez de entristecerse, lanzó una sonora e interminable carcajada, se desnudó y bailando se dirigió hacia el mar. Convirtió la tragedia en una fiesta.
Hoy, cuando recuerdo en Santiago mi silla patuleca, me río. Cuando vaya a Costa Azul, me desnudaré, danzaré y me meteré en el mar, a mojarme el potito. Amén
Dic 2001
vendredi, mars 10, 2006
mercredi, mars 08, 2006
Par le détour : l’orange
à ta saison
saison vouées à ces couleurs prélevées la veille
ou l’avant-veille
saison séparée du jour par une fine feuille d’orge
du temps à l’orange il lui fallait
la lumière croupit dans ton sommeil
pendant que, lui, rêve
lui qui est poème et toi de lui, masque
mais toi tu ne peux pas l’atteindre, lui
lui que de toi est rien
les couleurs viennent
comme il vient de rêver de l’aimée une nuit quelconque
d’elle, à qui son père dit — mais écoute ton fiancé
et elle alors parle
parle la fille à la chevelure
parle au-commencement
mais lui, son fiancé
lui à qui moult efforts lui sont de rien
ne l’entend pas
(in Retour de passage)
mardi, mars 07, 2006
lundi, février 27, 2006
Retour de passage (suite)
rien du jour rien de la nuit
parce que j´ai vécu l´oranger
et la table dans la couleur
toute chose qui pouvait nommer l´étreinte pendant le séjour
je te dirai mes yeux avec ce rien
mais comme tu l´entendra il y a
cette distance à franchir avec l´essaim qui
comme la peau
manque de peu le jour
reste que nous ne sommes pas la somme en offrande
mais l´écart à pourvoir pour qu´il y ait chant
apport poème
Chardin…amont dans chaque parcelle d´aromate
battement d´ailes et de vagues
« à garder dans ton cœur muet »
car il n´y eut legs que le jour où
l´ayant perdu tu t'es mise à
faire sonner tes palmes
tu tapa avec tes mains ce jour-là
et ta robe noir s´en alla, disais-tu, avec la lune
faire entendre libation
laisse-moi te le dire alors avec ces choses que l´on entend
dans les foires et les marchés
à la criée je veux
t´asseoir sur mes genoux
nous prendrons de la bière et du vin
ce sera dimanche veux-tu
dimanche de mai
mais pour ta peau je voudrai avril
pour que je puisse te le dire avec l´oranger
vendredi, février 24, 2006
lundi, février 20, 2006
ouvrir instant
ahora —
palabra
(en tu voz)
separa la que haz de guardar
y la que haz de dejar
una que no diga
y otra que no piense
abrir instante

aussitôt comme ceci
maintenant—
parole
(dans ta voix)
sépare celle que tu dois garder
et celle que tu dois laisser
un qui ne dise pas
et un autre qui ne pense pas
ouvrir instant
Phrase du jour
mardi, février 14, 2006
Guillaume d’ Aquitaine
dimanche, février 12, 2006
nul écart peut résorber le moment
par où aucune somme
est ni sera
séjour—
nous portons la préséance
vas –tu sommer l’invitée s’il plaît à son dessein d’enregistrer l’improbable ?
l’art non plus n’est pas l’esclave d’un moyen
reste
dans la journée comme si l’on s’avisait d’un cortège
pareil bloc de marbre
ou le lin de Tirésias
à savoir : produire
il est d’un écart
où l’amour quand il n’est pas du sel au moins prodigue l’étoffe
il faut tenir
l’art n’est pas l’esclave d’un moyen
vendredi, février 10, 2006
Retour de passage
l’attente d’un
jour de sel
puis
— laisse-moi te le dire
avec les mots qui précèdent
(office incertain d’homme)
l’évènement
avec
et le rêve et le froid de cet hiver long
trop long
pour nous autres
gens du sud
laisse-moi figurer l’étreinte
avec ce qui reste de poème
avec ce qui reste de poème dans un citron à moitié pelé
posé sur le bois
le bois fin
noueux par endroit
dessiné par l’âge et enveloppé par la résine qui n’est plus
comme cet éclat que je supposerai dans tes yeux
pour ne pas me sentir seul
laisse-moi rendre la ruche
à sa source
et que ce soit ce vent
qui vient de loin
qui le dise
la vie nue
même brûlant de pudeur
et le safran
et l’oranger
que ce soit avec miel de toute fleur
et des senteur
écume d’odeur blanc
de nard et de fleur d’oranger
avril pour une somme que nul ne fera
que ce soit l’étreinte que dise son nom
pour que quand je rêve
ce soit l’apport qui reprenne la couronne
que ce soit la lumière
soleil sable
un souvenir attablé comme si j’étais avec quelqu’un

…à dessiner l’arc vois-tu
bleu à terre dont je connais l’empreinte
dans l’aine
et tout le bruit que fait l’âme avec ses choses
laisse-moi te le dire avant
avant le repas
avant le change au bout de branches
au tout au bout de la « poussée » comme disait les grecs pour parler de la «physis » pour qu’à ma guise
je puisse encore réciter Empédocle,
celui que j’ai connu non pas en lisant
mais vois-tu en traversant une Place près de Vence
lumière qui partant de mes yeux
aveugla
(à suivre)
mercredi, février 08, 2006
Um poema cresce...
Incertain grandit le poème / dans la confusion de la chair
dimanche, février 05, 2006
Dura
como no dura el cuerpo en la frase
Demeure le ciel dans le bleu
commo ne demeure pas le corps dans la phrase
Un acto luego
como aporte
qué es?
Ensuite, un acte
comme apport
c'est quoi?
No se nombra fuego
sin tu llegada
On ne nomme pas du feu
sans ton arrivée
samedi, février 04, 2006
De Herberto Helder
Dai-me uma jovem mulher com sua harpa de sombra
e seu arbusto de sangue. Com ela
incendiarei a noite.
Dai-me uma folha viva de erva, uma mulher.
Seus ombros beijarei, a pedra pequena
do sorriso de um momento.
Mulher quase incriada, mas com a gravidade
de dois seios, com o peso lúbrico e triste
da boca. Seus ombros beijarei.
Cantar? Longamente cantar.
Uma mulher com quem beber e morrer.
Quando fora se abrir o instinto da noite e uma ave
o atravessar traspassada por um grito marítimo
e o pão for invadido pelas ondas -
seu corpo arderá mansamente sob os meus olhos palpitantes.
Eis - imagem inacessível e alta de um certo pensamento
de alegria e de impudor.
Seu corpo arderá para mim
sobre um lençol mordido por flores com água.
mercredi, février 01, 2006
CONTRACLAU
Qu’anc non la vi…
Comment dire
à celle qui — n’étant pas, pointe
sous le jour
si du dire, rien
ne s’absente.
samedi, janvier 28, 2006
HEGEL

ESTHETIQUE/HEGEL
« L’art est-il digne d’être traité scientifiquement ? Sans doute il embellit notre existence et charme nos loisirs ; mais il semble étranger au but sérieux de la vie. Est-il autre chose qu’un délassement de l’esprit ? Comparé aux besoins essentiels de notre nature, ne peut-il pas être regardé comme un luxe qui a pour effet d’amollir les cœurs par le culte assidu de la beauté, et de porter ainsi préjudice aux véritables intérêts de la vie active ?

Sous ce rapport, on s’est souvent cru obligé de prendre la défense de l’art et de montrer que, considéré sous le point de vue pratique et moral, ce luxe de l’esprit offrait une plus grande somme d’avantages que d’inconvénients.
On lui a même donné un but sérieux et moral. On en a fait une espèce de médiateur entre la raison et la sensibilité, entre les penchants et le devoir, ayant pour mission de concilier des éléments qui se combattent dans l’âme humaine.
Mais on peut affirmer d’abord que la raison et le devoir n’ont rien à gagner dans cette tentative de conciliation, parce que, essentiellement simples de leur nature et incapables de se prêter à aucun mélange, ils ne peuvent donner la main à cette transaction et réclament partout la même pureté qu’ils renferment en eux-mêmes.
Ensuite l’art n’en est pas plus digne d’être l’objet de la science, car des deux côtés il est toujours asservi. Passe-temps frivole ou instrument affecté à un but plus noble, il n’en est pas moins esclave. Au lieu d’avoir son but en lui-même, il n’est qu’un moyen.
En outre, si l’on considère ce moyen dans sa forme, en admettant qu’il ait un but sérieux, il se présente encore sous un côté défavorable, car il opère par l’illusion : le beau, en effet, n’a de vie que dans l’apparence sensible ; mais un but qui est le vrai ne doit pas être atteint par le mensonge. Le moyen doit être digne de la fin. Ce n’est pas l’apparence et l’illusion, mais la vérité qui doit manifester la vérité. »
dimanche, janvier 22, 2006
jeudi, janvier 12, 2006
La phrase du mois
dimanche, décembre 18, 2005
samedi, décembre 10, 2005
lundi, novembre 14, 2005
Viajes XI

Tomó el bus de vuelta. Llegó a la estación. Preguntó si el billete lo podía usar más tarde.
— Tiene una validez de quince días.
Tomo otro bus, fue hasta el centro de la cuidad. Siguió caminando. No se acordaba pero sabía que tenía que venir. Llegó, cuando quiso pagar se le dijo que la entrada era gratis, entró, siguió el cartel…
Los colores que se abrieron al golpear en la retina y quedar flotando volvieron a su sitio, cuando la luz disminuyó; el movimiento inverso envolvió la composición: aparecieron la sala y la distancia, se dio vuelta para mirara el primer cuadro a su derecha, retrocedió, volvió a ocurrir lo mismo, el carmesí ocupo el aire y luego se retiró, aparecieron los elementos contiguos, en un primer plano la mano cercada por el contraste, luego la derecha teniendo la pluma, libros, carillas.. se acerco aún más
capas, una sobre otra, veladuras, la necesidad de un secado, el acto descompuesto, visto hacia atrás, gestos separados por un tiempo más largo que el que une dos pinceladas, la noche de por medio, al final una pura dilución apenas vista en si y revelada desde el fondo ya seco, primero los claros, ya un anaranjado, velados verdes, azules dejando a su paso una zona indecisa, y bordes luminosos, y ese café y ese naranja oxidados; cuan lenta tiene que ser la aplicación para saltarse el dibujo y realizar la forma porque si se mira no se descubre ningún trazo, es el simple choque de tonos que se repelen, o se invierten divulgando el encarnado; luz directa, focal, cálida; es imposible re-presentar la luz, se le puede sólo dar
paso
pasar con ella
Le pareció que era bastante. No pudo seguir, salió para sentarse en un banco de la antesala, por donde había entrado. No había nadie, el mesón de enfrente que se suponía servía para atender al publico estaba desierto. Se quedó vuelto hacía el hall de entrada.
¿Por qué escribirlo? (no era una pregunta) Cuantos años… siete, acaso nueve, era la primera vez después de mucho tiempo que no miraba un cuadro tan de cerca; recordaba momentos parecidos… ¿algo venía de repetirse? ¿era la primera vez? Era como entrar en la actividad de un tercero. En ese largo camino había perdido a alguien.
Paisaje del sur de Francia, desde las alturas del arrière-pays, cerca de Grâce. Los atardeceres mirando la frondosa extensión de las colinas envueltas de pinos y a lo lejos Antibes ou Jean-le-Pain. Entre las dificultades reales y los errores cometidos no sabía que era lo primero.
¿Por qué tenía que escribirlo?
Estoy lejos del momento cuando podré dejar entra uno de esos seres queridos como un personaje con quien se puede conversar, para decirle que “el día de un paseo” fue verdad pero que mi voz apenas alcanzaba para guardar silencio y también esto otro: fue por una luz que la pintura me quitó el sueño, en todo caso que cuando pueda estrechar con soltura tanto cabo suelto y completar la frase que no alcancé a terminar y que quedó en el umbral de la puerta cuando me levante porque la escuché que hablaba dormida y me volví a sentar y me dije no sé que cosa, suplicando que así fuera, se completará la perdida. Aunque seguiré sin comprender. No se puede decir que de uno de eso cuadros que llegué a realizar estará la respuesta, pero este vendrá, de la misma manera que yo me acerqué a mira el cuadro, a mi encuentro.
En ese orden, por extraño que parezca, primero el vendrá a mi encuentro. Lo mismo que pintando la pintura vendrá a mi encuentro.
samedi, novembre 12, 2005
Viajes IX (suite 6)
lapso que hacen que tres meses sean igual a un segundo, como si el presente, inconmensurable, disolviera toda medida en un punto sin coordenadas, un puro estar presente ¿Qué había pensado mi padre en sus últimos instantes? Toda una vida puesta en un segundo.
Medios tonos que la vida dispensa y dispersa en grados que acompañan la luz del día
cables tensados de muro a muro por donde se deslizan lonas anchas de un metro veinte más o menos y que cubren el ancho de la calle. Reduzco la obturación para asegurarme del contraste, desde esta perspectiva poco habitual habrá primero que situar el plano del suelo, este suelo donde nos encontramos y que yo, sacando la foto, intentaré luego recordar como “una tarde en Sevilla”: esa mujer de enfrente que cada vez me atrae más y que no estará en la foto, pero sin cuya presencia no me hubiese visto en la necesidad de tomarla, porque tampoco hubiese asistido a la formación de esto que es ya una pequeño mundo condensando varios aspectos de la vida en una mirada. Mirada que no necesito siempre ejercer pues es ya un punto levantándose del suelo, dejando a su paso una estela que me secunda
se menciona algo que yo entiendo ser mi soledad pero que se revela como el camino que me ha llevado a una involuntaria reclusión, cosa en lo que se ha trasformado mi estancia
esta mujer va acompañada de un rostro que excede el suyo y que yo debo guardar en alguna parte y que ahora mientras la observo tiende a mostrarse, pero decir rostro es ya presumir de un aspecto, de algo tangible, como lo son sus facciones
no sé si es ella a quién deseo o si ella me recuerda qué deseo
oscilan dos zonas opuestas, poniendo de manifiesto para una parte de mi persona: desempleo (un incendio que se produce de no encontrar llamas) y para la otra el trabajo de una caldera. No sé que hacer, es decir cómo interpretarlo… esto se asemejaba mucho a lo que me había ocurrido mientras visitaba el Louvre… por lo mismo tengo la impresión de no ser contemporáneo de lo que sucede o que no se dan todas las circunstancias para que sea ella… porque entonces tendría que estar ya fuera de mi, tendría que haberme ya levando de la mesa, dirigidos mis pasos hacia la suya y sin titubear haber inventado algo… pero es que entonces no era yo, imitaría la toma de una película, es decir que era artificial, convenido, pero al mismo tiempo me agrada lo que estaba ocurriendo, digamos que lo necesitaba.
Ese momento tenía que llegar. Se levantaron. Al ponerse de pie hizo el gesto de alguien que ha estado mucho tiempo sentada, estiró los hombros hacia atrás y entonces ninguna palabra, ninguna frase pudo responderme, lamenté algo que no podía decir, era como si ella me dejará su impronta sin mi consentimiento, fue como una aparición, pero de más baja frecuencia de la que captan nuestros sentido, sólo me quedó la sospecha de que algo quedaría flotando en el aire,
Por la noche no podía dormir. Volví a encender la luz, abrí el cuaderno:
Despertar. Por un rostro inconcluso
mientras ondeaba el toldo
como parte de cielo
como parte de sombra
Y se acompaña a la que parte.
Gesto para el cual fui dividido
descubrió para mañana
lo que enfrente
pudo hacer levantarme.
Viajes:
Secreto memorable de un río.
lundi, novembre 07, 2005
foto del día/photo du jour
dimanche, novembre 06, 2005
Viajes IX (suite 5)

La luz declinante, acentuaba los contrastes, dibujaba con nitidez los pliegues del toldo. Ocres saturados. Retazos de azul. Candela. En la calle a mi izquierda al llegar a la esquina los rayos caen perpendicularmente. Es una escena donde la acción es depuesta. Paleta regular de monocromas. Atuendos. Lo que hace que pueda retener mi visión más allá del tiempo de percepción. Remanencia. Sigue vibrando. El proceso se invierte de la misma manera que dejando de oír nos ponemos a hablar. Estoy pintando. Es más fácil oír que hablar. Así paso mis días. Involuntario ejercicio. No tanto un cuadro. El deseo que precede el oficio.
Hay algo ya impreso.
Nuestra percepción es supongo continua. Pero en nuestra mente se graban y adhieren sólo datos parciales (fragmentos) según un principio de otra índole, como si a la luz se le agregara el pulso
se desprende nuestra gratitud al mismo tiempo que una forma pregunta por nosotros y ejerce el mismo interés que una palabra en la punta de la lengua, como si alguien apareciese en un corredor con una ofrenda y oyéramos los ruedas del carruaje, bastará con algunos pliegues de túnicas blancas para que la imagen de nuestro cuerpo se modele…
¿llamaría a esto una metamorfosis?
samedi, novembre 05, 2005
Viajes IX (suite 4)
Rembrandt - Rembrandt's Mother as Biblical Prophetess HannahAlgo se puso a existir, para él, sin orden ni jerarquía en el aire de la tarde: la distancia dejaba de tener el mismo aspecto y se juntaba con otros momentos sueltos de su vida.
— Mira esta foto… me gusta.
— No está mal.
— Por eso te dije que te pusieras bajo el arco ¿ves esa luz?
Todo lo que nos decimos lo que hablamos con mi madre va construyendo sin que ella se de cuanta una forma cuya base es el toldo. Lo que miro se grava, quizás porque sé que dentro de algunos días la sensación que ahora vivo perderá su encanto. Sin embargo si logro ahora rescatar algunos detalles podré mantener durante más tiempo en mi memoria este instante, escribir algo, estudiar un día cualquiera.
— Vamos… dice mi madre
Le respondo con la afirmativa sin hacer ningún gesto en ese sentido, lo cierto es que ella tampoco lo dice con prisa, es más bien una sugerencia que puede esperar y es en el fondo lo que deseo: dilatar ese momento mientras se me ocurre algo…
— Mamá, porque no comemos algo ya, porque si volvemos ahora al Hostal para salir de nuevo se nos puede hacer tarde y mañana tenemos que levantarnos temprano.
— Es que no tengo hambre.
— Acompáñame.
— Veamos que hay.
Esto mientras me decía que quizás ella, la de enfrente, también tuvo la misma ocurrencia para alargar el rato, quedarse ahí, en una espera sin motivo, como un gesto instintivo de reconocimiento al que no se le puede dar un nombre, adjuntar una explicación ni tampoco colarle un fin.
Mi madre observaba la gente con avidez. Desfilaban ante nosotros una gran cantidad de paseante: turistas y locales, adultos mayores en su gran mayoría. No se privaba de ningún comentario, construía a partir de su observación, como si los datos obtenidos fueran indicios de algo por completar, relatos breves para explicar una dolencia si la señora acusaba un paso lento y algo fastidioso, un caso de adulterio si en la pareja la diferencia de edad era muy importante, aunque creo que dijo: estos deben ser amantes, mostrando de alguna manera su aprobación, lo que me extraño en su caso, a lo cual yo respondí:
— Pero mamá los amantes no se muestran en la vía.
— ¿Divorciado tu crees?
— Creo.
— Ay pero que niñita tan joven, si podría ser su hija.
— Carne fresca.
— Tu crees que nos van a trae luego la comida.
De ves en cuando volvía a levantar la vista, repetía en mi interior: una tarde en Sevilla. No me atrevía a decir una despedida en Sevilla, dejaría eso par el aeropuerto.
— Te diste cuanta del viejo de al lado, tenía algo ¿no?
Cada uno tenía una actividad con que ocuparse, nos separábamos, volvíamos a conversar. Sus comentarios eran casi continuos pero yo no siempre escuchaba. Tenía otras ciudades en mente: Málaga, la Ciotat.
Su madre. Rostro compuesto de semblanza y alteridad. A veces su persona le llegaba desde un punto que él no le conocía. A veces, su lectura cotidiana de la Biblia, lejos de toda tutela y magisterio, gracias a la fortuna de la luz que se dejaba caer en su dormitorio le hacía pensar en la obra de Rembrandt.
Málaga, la Ciotat, Sevilla. Para no nombrar Cádiz. Como cuatro retratos.
mardi, novembre 01, 2005
Viajes IX (suite )3
Fue un poco antes de sentarse junto a su madre que se dio cuenta. Miro de reojo, sin querer verificar más. La visión quedó suspendida en la periferia; le bastó con el eco para sentarse, y tratar su efecto como el nacimiento de un secreto. Su madre no se enteraría.
Pensó tantas cosas que es difícil enumerarlas. Describiré algunas en su momento. Por “instante incompleto” más vale no entender precipitadamente el saldo de algo inacabado, puede que ocurra exactamente lo contrario y que se trate de una plenitud, si a esta se le adjunta, según el caso o los límites de nuestra complexión o el caso de un “error”, una falla, algo que no anda y que tiene que cambiar, etc.
Sentirse destinado para algo no implica que se nazca con los medios que permiten su concreción. Entre el momento en que se toma consciencia y el que lo hace efectivo hay una abismo. Quiero decir: los medios no existen. Sencillamente no existen porque no hay medios para aquello. Nada aquí se expresa como la herramienta que falta: telescopio sin el cual no se descubrirían algunos planetas, ni los cambios en la cultura si se inventa la rueda, o la posibilidad del claro-oscuro con la invención de la pintura al óleo, a los avances que introduce la imprenta. Si por medios se entiende lo que se asocia a la técnica en vista de un fin, aquí nada de eso ocurre.
Lo sabía. ¿Cómo puede un hombre hacer una elección y pasar tantos años sin poder ejercerla?
— Ya te tomaste el té…
— ¿Qué quieres tomar?
— Un café.
— ¿Encontraste lo que buscabas?
— No buscaba nada en especial. Esta agradable la tarde…
— Si.
Ella hablaba con una amiga. Algo le decía que su rostro encendido evitaba rigurosamente mirar enfrente, pero dudaba que fuera por él. Al lado suyo escucho una voz de varón que hablaba en inglés. Supuso que ella también lo hablaba. No quiso mirar el hombre. La voz de una persona joven. Miro hacía arriba, pero cubría un toldo, la luz del atardecer describía los pliegues. Tomó una foto. No se atrevía a más.
Mientras hablaba con su madre, podía casi oír una voz, la suya propia en un plano inferior, describir una que otra frase suelta, que apoyándose en lo que miraba no necesitaba salir del silencio para significar. Una voz así que de silencio en silencio se abría paso entre los intervalos que dejaba la plática con su madre, se sostenía en la mirada cuyo centro de atención se encontraba justo enfrente. Se figuraba un inmueble de dos pisos, en el primero se hallaba una camera oscura y en el segundo el epicentro de su voz. Las frases que dirigidas a su madre guardaban el hilo de la conversación parecían dotadas de tercera dimensión: rebotaban en el toldo, invadían la calle peatonal llenas por los dos costados de mesas y comensales.
Su madre le dice que le desea suerte, que todo va a salir bien, y el se pregunta qué es “suerte” tener suerte, él no emplea, aunque lo sepa, la misma palabra… y evita decirlo, en todo caso en ese plano, prefiere la camera oscura. Buena, mala suerte, en francés un golpe de suerte se dice “un coup de hasard” azar, Ulises en un cruce tiene que elegir entre dos caminos sin poder anticipar con un criterio su elección, se somete a la fortuna, buena o mala fortuna, cuantas veces no se oye en la vida cotidiana decir, fue puro azar… volvió a mirar hacia arriba y se pregunto por qué ese toldo era una tarde en Sevilla,
Ella llamó al mozo, por sus gestos dedujo que deseaban comer algo. La voz que estaba a su lado se levantó. Un tipo alto, un poco gordo y cuyo rostro no parecía venir al caso. No era él. Estaba con alguien, se fueron caminando por la derecha hasta perderse en la esquina. Siguió con su mirada hasta volver al toldo. Las sombras eran más nítidas, el sol alcanzaba las últimas ventanas del edificio. Sacó otra foto.
— Mamá ¿quieres que te muestre las fotos que he sacado hoy?
El silencio es la estela que dejan las palabras cuando la significación las requiere en otra parte, es decir que continúan diciendo algo sin poder rescatar su contenido de la misma manera que entendemos una conversación, es una mera sensación plástica, como ella que se acerca a su vaso para dar un sorbo y creyendo que no es observada apunta con sus pupilas y desvía. No quiere que se sepa. No quiere que se sepa lo que mira cuando no mira. ¿Yo? Se dijo incrédulo.
lundi, octobre 31, 2005
Viajes X (suite2)

— ¿Gua… qué hijo?
— Gua-dal-qui-vir.
— Ah, ya Guanalquinil
— Si, eso, mamá…
Era mucho pedirle. Hace algunos años ya había intentado en vano con Fuengirola. ¿Juen… qué hijo?
— Ya verás hay varios restaurantes.
El Hostal estaba en pleno casco antiguo, muy cerca de la catedral. Se habían ido caminando muy lentamente. Una foto la sorprenderá junto a un escaparate lleno de colores. Otra, bajo una arcada entre luz y sombra — mamá… ponte ahí porfa, esa luz está genial. Un gesto tímido de saludo, su sonrisa. Una tercera ya en el río, sobre e puente, sentada, pero qué joven te ves niña. Al fondo a su derecha el río, a su izquierda Triana. El se le adelantaba sin darse cuenta, entonces retrocedía, la tomaba por la espalda, le hablaba.
Entraron en el primer restaurante que se encontraba al doblar por la izquierda. Se instalaron en la terraza. La fotografía quedo muy oscura. Demasiado contraste. Sólo los cristales relucían, y el agua como un lente reproducía invertida una parte del entorno y enseñaba el color del vestido que llevaba su madre, un asalmonado que no se veía de frente.
Cuando terminaron de comer, eran las cinco de la tarde. Su madre estaba un poco preocupada porque el cierre de la funda que cubría sus trajes, estaba dañado y quería comprarse otra. Se fueron caminado hasta el centro en busca de una tienda, más bien un bazar que era donde había comprado la funda. El que él conocía estaba cerrado, entonces convenció a su madre que él podría repararla comprando una cinta adhesiva… Lo hicieron. El paseo se prolongó con más soltura. El quería entrar en una libraría, su madre comenzaba a cansar,
— ¿Por qué no buscamos un café donde esperarme?
— Si por que no doy más.
Siguieron por la misma calle hasta dar con una terraza.
— Mamá, aquí está genial. Pídete un tesito, mientras vuelvo.
Libraría. Librearías. Algún día tendría que escribir algo: Librerias. Robos de adolecencia, lecturas, encuentros. Oficio. Cuantas horas.
Había una rue de l´Odeon, que ya no existe, vendía libros de segunda mano, en ese entonces París guardaba los signos políticos de l´après-guerre y de mayo 68. El llegó con 17 años — que joven fui sin darme cuenta, pudo haber dicho. Abría hasta medianoche. El propietario, un hombre alto, desgarbado, pálido, ojeroso, mal afeitado, vestido a la diabla con un pañuelo rojo al cuello, hacía pensar en el típico anarquista parisino, gauchiste y bohemio, se podía datar su indumentaria y decir 1871. La comuna de Paris.
Entro en la libraría sin nada preciso, quería pasearse, estar un momento solo, aunque no dejaba de pensar que a lo mejor una sorpresa lo estaría esperando.
mercredi, octobre 19, 2005
samedi, octobre 08, 2005
Viajes X (suite)
Su madre había venido a visitarle. La última vez que se vieron fue para el entierro, él había hecho el viaje. Su edad, más de setenta y cinco años, lo mantenía en una línea cuya fragilidad provenía de la muerte de su padre. El duelo deja de hacernos ver las cosas y los seres como puestas en el tiempo, esa manera que tenemos de diluir el presente en un hipotético mañana. Un tedio que él no soportaba.
Es sabido que todo tiene su fin, ese fin nos indica lo largo de la vida: la muerte. Una parte de nuestros esfuerzos consisten en mantener esto al estado latente, un deseo se agrega que quisiera que siempre fuese así. Es contra nuestra voluntad que despertamos y la vemos de frente.
No podemos sostener aquel momento sin que las fuerzas acumuladas nos llamen, o que nosotros acudamos a ellas para encarar con un velo ese presente que no lleva como viático el tiempo. Velo que tan pronto como se entra en escena se rompe.
Cuando tomamos conciencia es ya camino de regreso. Preceden una serie de momentos dispersos que sólo valen lo que dura la angustia y que luego asociados los unos a los otros (progresivamente vinculados) punto por punto dan aquí una alerta, allá un sueño catastrófico; esto mientras se lleva una vida normal pero ya no tan pulcra, corroborando a cielo abierto aquellos puntos, trazo a trazo, ayer una escultura en las afueras del museo, hoy una flor a contraluz o el timbre de una voz en la calle. Dos campos vedados que se hacen contrapunto.
Por poco que se detuviese en el cruce le mostraba que no se hallaba frente a una sustancia, eran las coordenadas de una zona viva cuyas propiedades son infinitas, que cuando se les quiere pensar dan lugar a jucios contradictorios, y que al vivirlas, forman una constelación.
Miraba a su madre con admiración. A veces por la noche se acercaba a su dormitorio y la veía dormir. (Cuando se mira a alguien con atención, nos damos cuenta que los rasgos fluctúan — rescatan la expresión de un pasado remoto: rejuvenecen, o declinan lo que anuncia la vejez, por mencionar sus extremos. Abundan los matices.) Ver un rostro. Se quedaba en el umbral apoyado contra el marco de la puerta. A veces le esperaba un semblante de una ternura infinita que apoyado sobre sus dos manos unidas como en el rezo expresaba sosiego, al mismo tiempo que una vejez que no le conocía lo alertaba si esta tranquilidad anunciaba lo que sería un rostro que ya no despierta. Otras veces se sorprendía viéndola dormir en una posición que no la encontraba con las manos juntas pero con los brazos vueltos hacía atrás, los codos ligeramente elevados, el rostro hacía un lado y las piernas sueltas. El deducía, con alguna vanidad, que bueno tanto no se había equivocado.
Así, podía explicarle a alguien que para que su madre comiera con agrado era necesario, antes, sacarla de su mundo, ofrecerle otro a cambio, aunque fuese provisorio, crearle un ámbito donde no le recayera ninguna responsabilidad, ni le fuera útil llegar con el atado de hábitos que poblaban su soledad, su madre, pudo haber dicho en aparte, estaba sola, ese era el profundo estado en que vivía, lo que ella expresaba en la frase …para no depender de nadie. Resultaba de esa soledad, una serie de atajos, aunque es posible que estos vinieran de más lejos. La comida era uno de los momentos en que su sentido moral, discriminaba el placer, como si a ella sola fuese una especie de tribu donde el tabú culinario ocupa el rol central pues es de ahí que se extraen las normas que rigen la vida social. Menester era entonces sacarla de su función, que real o imaginaria, tenía su fuente inconsciente. Esto no se reducía a liberarla de las tareas domesticas, era proponerle tan solo una transferencia de obligación y no un cambio de natura. Había que trocar de mundo, inventar un territorio donde la alegría tiene mucho que decirle a las palabras. Hacer del mediodía un festejo.
vendredi, octobre 07, 2005
mardi, octobre 04, 2005
Viajes IX (suite 2)
Decidí, porque eran tantas las visitas, de no detenerme más delante de un cuadro, en espera de que este por la gentileza de algo que llamara mi atención, me invitara a hacerlo. Lo claro y neto se expresaba en el desencuentro. Caminaba como si al mismo tiempo mis pasos se produjeran en otro sitio, los oía resonar en una palpitación sorda y monótona que me dañaba. Inventé para no desesperar un laberinto, o más bien lo fui a buscar ahí donde Teseo lo había dejado sin saber si me identificaba con él o era la muerte lo que me esperaba.
En uno de los cuadro de la serie que compone La Galería de los Médicis, se puede apreciar el cuerpo de un hombre joven, cuyos tonos claros se imponen ante el resto de la composición. Esa era mi impresión. La gama de transparencias me confundía. La aplicación era difusa, se invertía del calido al frío sin poder asignar ni el corte ni el paso, pero el efecto era patente. Un número incalculable de refracciones destinadas a indicar la anatomía sin pasar por el dibujo, hiendo directamente a la luz. Me pareció increíble. Espié el mismo efecto en otros desnudos. No era fortuito. Su firma.
Nos puede tocar vivir durante un período más o menos largo el desarrollo de nuestras aptitudes y al mismo tiempo sentirnos privados de su ejercicio como si estas se mostraran porque no están a nuestro alcance y no porque fueran nuestras. Un poco a la manera que tenemos de vernos crecer, anhelar ciertas cosas y saber que aun nos falta para llegar a la vida adulta, sólo que en este caso, nuestra espera pasa por logros tangibles. Desesperación es sin duda la palabra más idónea para expresar lo que se siente. Somos en nuestro fuero interno el síntoma de un exilio. Así muchas veces veía rebotar mis capacidades en un muro que ciertamente no existía y al cual sin quererlo yo mismo daba sostén. Digo esto porque en ese entonces la soledad era tal que mal podía inventarme una causa en la cual yo no estuviera ¿Pero era aquello soledad?
Volvió a sus estudios, aplicó los fondos, dejó secar, leyó esto: “Mon inaptitude à arranger ma vie provient de ce que je suis fidèle non à un seul être mais à tous les être avec lesquels je me découvre en parenté sérieuse." Abrío su cuaderno y tradujo: Mi ineptitud para arreglar mi vida proviene de que no soy fiel con uno solo pero con todos los seres con los que me descubro un serio parentesco. Aplicó una segunda capa, vigilando la contigüidad de cada uno, se detuvo cuando la luz surgió. Esperaría un poco antes de resolver los detalles. Su pecho ardía.
lundi, octobre 03, 2005
samedi, octobre 01, 2005
Viajes IX (suite)

Un detalle es un color que no se repite dos veces. Sin remanentes no habría detalles… etc. Conocida son las maneras que tiene la filosofía de las causas. Poco se sabe de la manera que tiene un pintor de vivir sus efectos.
¿Efecto? ¿Saber? Es algo por lo cual nadie daría un céntimo. Es como si desde siempre, la filosofía gobernará lo poco que sabemos, porque cuando decimos Arte, repetimos el gesto que inauguró esta disciplina. La teología se orientará siguiéndole los pasos pero para imponer su cláusula.
El pintor es un niño que no habla: infans. Así me siento, así he recorrido muchas páginas de muchos libros. Si tuviera que decir algo, contaría la historia de un predador. Sin embargo.
No es que la filosofía se equivoque: no se le puede refutar. Se puede sostener que es uno de los tantos nombres que el Arte puede recibir. Su intención repite, sin que esta se de cuenta (la filosofía), el gesto que debería explicar, pues a su manera la filosofía crea un ámbito (que sin ella no existiría) que nosotros asociamos a las obras singulares. Nombra algo que de otra manera vagaría en nosotros sin toma de conciencia, pero también es cierto que las obras tienen otro destino que aquel que distribuye el saber, que no espera a que el día despeje para acampar; así como nuestra vida tiene más aristas de las que puede resumir un enciclopedia, un obra abarca con prelación nuestro regocijo, modela nuestros afectos, nombra nuestra pasiones y da cabida a más una de nuestras inclinaciones. Una obra es un nadie en algo que se dirige a otro. Un encuentro. No pide permiso.
A la filosofía sólo se le puede comprender, lo mejor es desde adentro y si tiempo queda y placer se apunta, se puede dialogar con ella. Aprender sus hábitos. Ejercerlos hasta agotarlos, sólo entonces se podrá oír lo que esta no incluye. Pero.
Si no mantuviese, al mismo tiempo que estas lecturas, el deseo de pintar como tierra firma, moviendo pincel y preparando telas, pero ya antes orientado por cuanto signo o señal se me ponga por delante y de igual modo cuerpo, desde el pulso hasta el semen, requerido por la belleza venal y lujuriosa, obscena como se sabe, poco sabría a la hora de dibujar el mapa, que también es una carta, lo que queda rezagado cuando es la filosofía quien habla.




























