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El taller es el lugar pero el lugar no está en el taller L'atelier est le lieu mais le lieu n'est dans l'atelier
Le problème Quand un arrêt dans la marche semble nous imposer le déplaisir, et que c’est la crainte, et que nous soupçonnons l’inhibition — que doit-on faire ?
C’était un peu la question que je me posais… seulement, dans le malaise tout est plus diffus, trouble, incertain…
Je ne voyais plus les couleurs, pourquoi ? Je n’éprouvais que rarement des sensations dépassant ce seuil estompé et morne d’où rien ne semblait venir, était-ce la fatigue ? Mais, si l’épuisement était réel, n'est-ce pas tout aussi vrai que devant de tons diaprés l’œil attenu les contrastes pour contrecarrer l’intensité? Je ne devrai pas m'inquiéter. Aussi quand nous peignons, cette régulation du diaphragme modifie les couleurs perçues… (« des vases communiquant… » J’entendais la voix de Bruno me parler des surréalistes…)
Mais cela ne me faisait pas oublier que la conscience, comme la loi Moral, est achrome ; malheur au peintre qui s’en approche sans l’apport… Je m'imaginais être sous le coup d'un dictat... l'angoisse était là parce que j'avais plaidé coupable...
Je devais me reposer un peu.
Je devais reprendre à partir du dessin… je suis parti acheter des cartons
L’intention
Profiter de l’occasion pour présenter dans le blog le trajet. Apprendre moi-même de ce travail en m’y attardant plus que d’habitude sur un dessins. Prendre des photos des étapes intermédiaires, m’interroger, chercher, voir de plus près, en écrire quelques lignes. Essayer de rester fidèle à cette démarche mienne qui non seulement a besoin du jour et des pinceaux mais aussi de s’en rafraîchir la vue en lisant quelques auteurs de bonne compagnie.
go to à Pittura Amorosa 02
et avec lui
l'écho d'une lumière ajournée au printemps



Ressaisir[NAF 16726. fol.015a] notre vie; et aussi la vie des autres; car le style pour l'écrivain aussi bien que pour le peintre est une question non de technique, mais de vision. Il est la révélation, qui serait impossible par des moyens directs et conscients de la différence qualitative qu'il y a dans la façon dont nous apparaît le monde, différence qui s'il n'y avait pas l'art, resterait le secret [vol II.49] éternel de chacun. Par l'art seulement, nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n'est pas le même que le nôtre et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu'il peut y avoir dans la lune. Grâce à l'art au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier et autant qu'il y a des artistes originaux, autant nous avons de mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent dans l'infini, et qui bien des siècles après qu'est éteint le foyer dont ils émanaient, qu'il s'appelât Rembrandt ou Ver Meer, nous envoient leur rayon spécial.